Quelques nouvelles …

Bonjour à tous,

Voici quelques temps que nous sommes silencieux … le beau temps, la procédure au tribunal et l’envie de passer à autre chose nous pousse dans ce sens. Seulement voilà, il ne faut pas pour autant oublier d’être attentif à ce qui se passe en douceur, en silence, en catimini ? Comme par exemple la création d’un 3ème poste de chargée de communication « spécialiste site et internet » à la CCPA …. à quoi servent les budgets !

Un peu plus sérieux, la présentation de ce fameux, tant espéré (pas si sur …. en tout cas, pas pour ma part) Plan de Prévention des Risques Naturels (seuls ceux qui le font pensent que cela est naturel) Inondations. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore assimilé EN AUCUN CAS CE PLAN NE RÈGLERA LES PROBLÈMES EXISTANTS, il ne sert qu’à réglementer le futur et donc à border nos administrations. C’est pourquoi il faut rester plus que jamais vigilant. Surtout qu’au même moment la refonte du PLU est lancée. Vous trouverez ci-après les articles liés à la présentation mi-mai du PPRnI. J’attends vos commentaires mais surtout j’attends que nous soyons tous vigilants à ce qui se passe autour de nous et que nous nous maintenions informés … dans l’intérêt de notre futur.

Le progrès 4 mai 2010

Le progrès 11 mai 2010

Le Pays 14 mai 2010

Le Progrès 13 mars 2010 : Le plan d’urbanisme de la ville se base sur 7213 habitants en 2020

Le progrès 13 mars 2010

Voila pourquoi nous restons mobilisés … compilation d’articles sur les inondations …

Voici un petit florilège d’articles de presse qui vous montreront pourquoi nous continuons notre combat  et pourquoi nous avons besoin de soutien :

ARTICLE LE PARISIEN du 05 mars 2010 de RÉGIS LEFÈVRE

NOYON

Un diagnostic pour lutter contre les inondations

Plus de 250maisons ont été envahies par les eaux lors des dernières crues de 2007. Les Noyonnais vont bénéficier d’un nouveau dispositif pour les aider à lutter contre ce danger.

C’est une première. La ville de Noyon va, pendant au moins trois ans, expérimenter une formule qui pourrait se développer bientôt, notamment dans l’est de la France et dans la région parisienne. Le « programme expérimental de réduction de la vulnérabilité aux inondations » vient en effet d’être lancé à Noyon.

Il ne s’agit pas d’une opération de travaux destinée à mettre fin aux inondations mais d’un dépistage, maison par maison, des défauts, parfois de simples détails, qui peuvent entraîner une catastrophe domestique en cas de crue abondante. Un partenariat mené entre la ville de Noyon et l’entente Oise-Aisne, institution interdépartementale anti-inondations. « Les Noyonnais qui habitent en zone inondable peuvent se faire connaître auprès de la mairie. Nous pouvons alors envoyer un enquêteur pour réaliser un diagnostic à domicile », explique Sophie Leveaux, chargée du dossier à l’entente Oise-Aisne.

Des mesures préventives peuvent s’appliquer

Comme les Noyonnais, déjà fortement inondés en 1993 et 1995, mais aussi en juin 2007, à la suite d’une montée brutale de la Verse, connaissent bien le problème, il se peut qu’ils aient rapidement recours à ce dispositif. Qu’ils sachent tout de même qu’ils devront alors s’acquitter d’une somme de 100 €. « C’est cher, tout de même. Après tout, on n’y est pour rien si on est inondé », souligne un riverain.

C’est le prix à payer pour que des experts viennent au domicile prodiguer leurs conseils. « Nous recommanderons aux habitants d’installer des batardeaux, qui sont des barrières anti-inondations, souligne Rodolphe Guillois, gérant d’Examo, société chargée de l’expertise. Ou encore, en cas de crue imminente, d’occulter les bouches d’aération et de ventilation, ou d’installer des clapets antiretour. » Des mesures préventives peuvent s’appliquer, même si la menace d’inondation n’est pas immédiate. « Je sais qu’il faut éviter d’installer la chaudière dans une pièce basse, qu’il faut rehausser les prises électriques afin de les mettre hors de portée de l’eau, ou encore qu’il faut préférer le carrelage au parquet », témoigne un habitant de la rue du Moulin-Saint-Blaise, particulièrement touchée en 2007. Reste que cette opération diagnostic n’est pas toujours forcément celle qu’attendaient les Noyonnais.

« Je préférerais qu’on nous aménage des bassins de rétention ou des digues plus solides, souligne l’un d’eux, plutôt que de nous dire de rehausser nos meubles quand l’eau va entrer dans la maison! »

ARTICLE LE MONITEUR.fr du 04 mars 2010

ACTUALITE

Un quartier de Blois bientôt rasé pour prévenir les risques d’inondation

Le secteur de la Bouillie à Blois
Le secteur de la Bouillie, zone dangereuse en cas d’inondation, est classé depuis 1999 au Plan de Prévention des Risques d’Inondation ( le Val de Blois a été inondé lors des crues de 1846, 1856 et 1866).

Pour prévenir les inondations en cas de crues de la Loire, tout un quartier de Blois situé en zone inondable doit être rasé et ses 500 habitants partis avant 2018 afin de restaurer un déversoir destiné à décongestionner le fleuve en cas de montée des eaux.

De simples cabanes en pavillons modestes, le quartier de la Bouillie situé sur le site d’un déversoir aménagé au XVIe siècle, s’est construit sans autorisation au fil des ans, après la grande crue de 1907. On a dénombré 135 maisons avec ou sans étage et 14 locaux d’activités. Mais il a été démontré que ces constructions constituent, en cas de crues, un obstacle au passage de l’eau et une menace pour les habitants de la Bouillie mais également pour ceux du quartier tout proche de Vienne (5.000 personnes), selon la communauté d’agglomération.

Déversoir

Ce déversoir constitue en effet un des systèmes de défense de la ville de Blois puisqu’il doit permettre de limiter le débit de l’eau en cas de crue. Cependant, 80 % de la surface utile au passage de l’eau sont actuellement obstrués par les bâtiments. Il convient donc de redonner sa vocation première au déversoir et de soustraire les habitants implantés dans le chenal de décharge de la Bouillie à un risque dangereux d’inondation. « Si le déversoir ne fonctionne pas, il peut y avoir accumulation d’eau et disparition de Bouillie, pression sur les digues qui protègent le quartier Vienne et risque de les voir céder », a expliqué à l’AFP, Christophe Degruelle, président de la communauté d’agglomération et adjoint au maire.

ZAD

A la demande de l’État (juillet 2002), la Communauté d’Agglomération de Blois a mis en place une Zone d’Aménagement Différé dans le déversoir. Cet outil juridique, arrêté par le Préfet de Loir-et-Cher le 6 octobre 2003 créé un droit de préemption qui positionne la Communauté d’Agglomération comme acquéreur prioritaire dans toutes les transactions immobilières du secteur. Afin de protéger ses habitants, Agglopolys a donc poursuivi l’acquisition des maisons et terrains dans ce secteur et a procédé à des démolitions.
Beaucoup ont vendu, mais une trentaine d’irréductibles refusent de partir.
Rendu à sa fonction initiale, le déversoir de la Bouillie pourrait abriter une activité -maraîchère-, compatible avec le risque de crue. Lors de la crue centennale en 1907, le plus grand fleuve de France avait envahi le quartier sur un mètre de hauteur.
Le coût de l’opération s’élève à 25 millions d’euros. Pour Christophe Degruelle, « il faut le mettre en parallèle avec le coût potentiel d’un quartier détruit par les eaux. Et il s’agit de sécuriser plus de 5.000 personnes ».

AP | Source AFP

ARTICLE LE MONDE du 24 février 2010

le monde madere 2010


JOURNAL OFFICIEL du 02 février 2010

Journal officiel protection inondation

Le progrès du 4 mars 2010 : Inondations de novembre 2008 : un expert est venu à L’Arbresle jeudi

Le progrès du 7 mars 2010

Le Monde du 3 mars 2010 : A Cuxac-d’Aude, l’oubli de la catastrophe de 1999 est aussi dangereux que la montée des eaux

Des leçons à tirer ? Des arguments bienvenus ? Du grain à moudre ? (je vous épargne : « de l’eau à notre moulin ? »….)

De Madère à L’Aiguillon, du Sénégal à L’Arbresle, mêmes causes mêmes effets ; il est des mécanismes qu’on aimerait moins universels…

En tout cas, s’il nous fallait des raisons pour continuer notre combat…

J.P.

lemonde 03-03-10 cuxac1999

Le Pays du 19 fevrier 2010 : Le parking du Bigout boudé par les automobilistes

Quel rapport avec les inondations me direz vous ? Et bien, à mon sens tout.

Tout d’abord une mauvaise utilisation de nos bords de rivières. Ensuite une mauvaise utilisation de l’argent public. Et enfin une réélle non compréhension des besoins du citoyens X …. ça ne vous rappelle rien ? Pour moi cela fait ressortir de douloureux souvenirs et cela ne fait qu’ajouter à mon désarroi un goût amer.

16 mois après les événements du 1er novembre 2008, j’ai bien peur que nous n’ayons guère avancé au niveau des mentalités de ceux qui décident. Nous, nous avançons mais eux restent sur leur vision étriquée et par trop étroite des problèmes : aucune vision, aucun sens commun, aucune envie de résoudre les problèmes dans leurs complexités, dans leurs globalités. Bienvenue en France où d’un côté on nous offre le discours de la secrétaire d’état à l’écologie sur le risque inondation (voir article sur le site) et de l’autre l’incapacité avérée de ceux qui, à grand renfort de budgets colossaux, gèrent le niveau local.

Vous me trouvez négative ? J’en suis désolée mais en l’état actuelle des choses, moi qui d’habitude vois toujours le verre à moitié plein,  j’avoue que ma coupe est pleine.

Le Pays 19 fevrier 2010

Discours de la secrétaire d’état concernant le risque inondation

Voila au moins quelqu’un qui à l’air de prendre les choses aux sérieux. Que va t’il en ressortir ? …. en tout cas ça donne de l’espoir.

DiscoursJouannoPAPI_18-11-2009

Le Progrès du 17 décembre 2009

Le progrès du 17 décembre 2009

Le Pays du 18 décembre 2009

Le Pays du 18 décembre 2009

Bonne Année 2010 !!!

Il y a un an, cette période de fin d’année était bien difficile pour nos communes sinistrées.

En cette fin d’année 2009 je veux rappeler que certaines victimes ne sont pas encore chez elles, que d’autres ont choisi de quitter leur habitation, que des commerces délocalisent, que beaucoup de sinistrés ne sont pas encore totalement indemnisés, que la plupart n’ont pas retrouvé leur sérénité…

Alors, même si certains élus pensent qu’il est utopique de vouloir réduire le risque  inondation dans nos vallées, même si des instances décisionnaires locales ne jugent pas prioritaire la réduction de ce risque, même si tout le monde compte sur la clémence du ciel pour nous protéger (jusqu’aux prochaines élections?.)… Tucli estime de son devoir d’entretenir la mémoire du risque et de poursuivre sa lutte contre l’inertie (et probablement l’amnésie) administrative…

Par respect pour ceux qui tremblent à chaque pluie, par devoir envers ceux qui paient des impôts (qui servent actuellement « à guérir plus qu’à prévenir »), par honneteté à l’égard de ceux qui ont choisi cette ville pour vivre (et qui la voient « se noyer » lentement), nous ne devons pas baisser les bras, ni croire ceux qui voudraient voir avorter nos ambitions. Il existe des solutions (d’autres communes ont déjà travaillé sur le sujet) et nous devons les obtenir: il est de notre devoir de citoyen de lutter pour garder nos commerces sur la commune (à partir de combien de délocalisations nos élus vont-ils s’inquiéter?) et nous avons le droit de vouloir retrouver une ville sécurisée et attractive.

Tucli continue d’avancer, de se battre, de participer aux débats. Mais tucli a encore besoin de soutien, de volontés, d’aides…

Rejoignez nous! Aidez nous à vous aider!

Et bonne année 2010 à tou(te)s!