Juste pour détendre l’atomosphère et parce que j’aime « les crevettes à Baskets Jaunes »

Et oui nos petites amies ont même droit à un article en première page du Progrès. Alors pour que vous ne soyez plus ignares sur le sujet ET parce que le conservateur du Musée de Besançon qui s’occupe des bestioles est de ma famille …. personne n’est parfait …  mais lui,  je sais qu’il est parfaitement compétent. Alors bonne lecture.

L’étonnant voyage de l’écrevisse à pieds blancs

Voila pourquoi nous restons mobilisés … compilation d’articles sur les inondations …

Voici un petit florilège d’articles de presse qui vous montreront pourquoi nous continuons notre combat  et pourquoi nous avons besoin de soutien :

ARTICLE LE PARISIEN du 05 mars 2010 de RÉGIS LEFÈVRE

NOYON

Un diagnostic pour lutter contre les inondations

Plus de 250maisons ont été envahies par les eaux lors des dernières crues de 2007. Les Noyonnais vont bénéficier d’un nouveau dispositif pour les aider à lutter contre ce danger.

C’est une première. La ville de Noyon va, pendant au moins trois ans, expérimenter une formule qui pourrait se développer bientôt, notamment dans l’est de la France et dans la région parisienne. Le « programme expérimental de réduction de la vulnérabilité aux inondations » vient en effet d’être lancé à Noyon.

Il ne s’agit pas d’une opération de travaux destinée à mettre fin aux inondations mais d’un dépistage, maison par maison, des défauts, parfois de simples détails, qui peuvent entraîner une catastrophe domestique en cas de crue abondante. Un partenariat mené entre la ville de Noyon et l’entente Oise-Aisne, institution interdépartementale anti-inondations. « Les Noyonnais qui habitent en zone inondable peuvent se faire connaître auprès de la mairie. Nous pouvons alors envoyer un enquêteur pour réaliser un diagnostic à domicile », explique Sophie Leveaux, chargée du dossier à l’entente Oise-Aisne.

Des mesures préventives peuvent s’appliquer

Comme les Noyonnais, déjà fortement inondés en 1993 et 1995, mais aussi en juin 2007, à la suite d’une montée brutale de la Verse, connaissent bien le problème, il se peut qu’ils aient rapidement recours à ce dispositif. Qu’ils sachent tout de même qu’ils devront alors s’acquitter d’une somme de 100 €. « C’est cher, tout de même. Après tout, on n’y est pour rien si on est inondé », souligne un riverain.

C’est le prix à payer pour que des experts viennent au domicile prodiguer leurs conseils. « Nous recommanderons aux habitants d’installer des batardeaux, qui sont des barrières anti-inondations, souligne Rodolphe Guillois, gérant d’Examo, société chargée de l’expertise. Ou encore, en cas de crue imminente, d’occulter les bouches d’aération et de ventilation, ou d’installer des clapets antiretour. » Des mesures préventives peuvent s’appliquer, même si la menace d’inondation n’est pas immédiate. « Je sais qu’il faut éviter d’installer la chaudière dans une pièce basse, qu’il faut rehausser les prises électriques afin de les mettre hors de portée de l’eau, ou encore qu’il faut préférer le carrelage au parquet », témoigne un habitant de la rue du Moulin-Saint-Blaise, particulièrement touchée en 2007. Reste que cette opération diagnostic n’est pas toujours forcément celle qu’attendaient les Noyonnais.

« Je préférerais qu’on nous aménage des bassins de rétention ou des digues plus solides, souligne l’un d’eux, plutôt que de nous dire de rehausser nos meubles quand l’eau va entrer dans la maison! »

ARTICLE LE MONITEUR.fr du 04 mars 2010

ACTUALITE

Un quartier de Blois bientôt rasé pour prévenir les risques d’inondation

Le secteur de la Bouillie à Blois
Le secteur de la Bouillie, zone dangereuse en cas d’inondation, est classé depuis 1999 au Plan de Prévention des Risques d’Inondation ( le Val de Blois a été inondé lors des crues de 1846, 1856 et 1866).

Pour prévenir les inondations en cas de crues de la Loire, tout un quartier de Blois situé en zone inondable doit être rasé et ses 500 habitants partis avant 2018 afin de restaurer un déversoir destiné à décongestionner le fleuve en cas de montée des eaux.

De simples cabanes en pavillons modestes, le quartier de la Bouillie situé sur le site d’un déversoir aménagé au XVIe siècle, s’est construit sans autorisation au fil des ans, après la grande crue de 1907. On a dénombré 135 maisons avec ou sans étage et 14 locaux d’activités. Mais il a été démontré que ces constructions constituent, en cas de crues, un obstacle au passage de l’eau et une menace pour les habitants de la Bouillie mais également pour ceux du quartier tout proche de Vienne (5.000 personnes), selon la communauté d’agglomération.

Déversoir

Ce déversoir constitue en effet un des systèmes de défense de la ville de Blois puisqu’il doit permettre de limiter le débit de l’eau en cas de crue. Cependant, 80 % de la surface utile au passage de l’eau sont actuellement obstrués par les bâtiments. Il convient donc de redonner sa vocation première au déversoir et de soustraire les habitants implantés dans le chenal de décharge de la Bouillie à un risque dangereux d’inondation. « Si le déversoir ne fonctionne pas, il peut y avoir accumulation d’eau et disparition de Bouillie, pression sur les digues qui protègent le quartier Vienne et risque de les voir céder », a expliqué à l’AFP, Christophe Degruelle, président de la communauté d’agglomération et adjoint au maire.

ZAD

A la demande de l’État (juillet 2002), la Communauté d’Agglomération de Blois a mis en place une Zone d’Aménagement Différé dans le déversoir. Cet outil juridique, arrêté par le Préfet de Loir-et-Cher le 6 octobre 2003 créé un droit de préemption qui positionne la Communauté d’Agglomération comme acquéreur prioritaire dans toutes les transactions immobilières du secteur. Afin de protéger ses habitants, Agglopolys a donc poursuivi l’acquisition des maisons et terrains dans ce secteur et a procédé à des démolitions.
Beaucoup ont vendu, mais une trentaine d’irréductibles refusent de partir.
Rendu à sa fonction initiale, le déversoir de la Bouillie pourrait abriter une activité -maraîchère-, compatible avec le risque de crue. Lors de la crue centennale en 1907, le plus grand fleuve de France avait envahi le quartier sur un mètre de hauteur.
Le coût de l’opération s’élève à 25 millions d’euros. Pour Christophe Degruelle, « il faut le mettre en parallèle avec le coût potentiel d’un quartier détruit par les eaux. Et il s’agit de sécuriser plus de 5.000 personnes ».

AP | Source AFP

ARTICLE LE MONDE du 24 février 2010

le monde madere 2010


JOURNAL OFFICIEL du 02 février 2010

Journal officiel protection inondation

Le Pays du 19 fevrier 2010 : Le parking du Bigout boudé par les automobilistes

Quel rapport avec les inondations me direz vous ? Et bien, à mon sens tout.

Tout d’abord une mauvaise utilisation de nos bords de rivières. Ensuite une mauvaise utilisation de l’argent public. Et enfin une réélle non compréhension des besoins du citoyens X …. ça ne vous rappelle rien ? Pour moi cela fait ressortir de douloureux souvenirs et cela ne fait qu’ajouter à mon désarroi un goût amer.

16 mois après les événements du 1er novembre 2008, j’ai bien peur que nous n’ayons guère avancé au niveau des mentalités de ceux qui décident. Nous, nous avançons mais eux restent sur leur vision étriquée et par trop étroite des problèmes : aucune vision, aucun sens commun, aucune envie de résoudre les problèmes dans leurs complexités, dans leurs globalités. Bienvenue en France où d’un côté on nous offre le discours de la secrétaire d’état à l’écologie sur le risque inondation (voir article sur le site) et de l’autre l’incapacité avérée de ceux qui, à grand renfort de budgets colossaux, gèrent le niveau local.

Vous me trouvez négative ? J’en suis désolée mais en l’état actuelle des choses, moi qui d’habitude vois toujours le verre à moitié plein,  j’avoue que ma coupe est pleine.

Le Pays 19 fevrier 2010

On ne nous dit pas tout … par contre on nous dit n’importe quoi!

Ne nous prendrait on pas pour des andouilles … ? C’est la question que personnellement je me pose en lisant l’interview du président de la CCPA dans le  Progrès du 1er novembre 2009 et je crois qu’une petite mise au point s’impose :

- Tout d’abord, quand le président de la CCPA qui est aussi celui du Syribt affirme qu’il n’a pas attendu le 1er novembre pour se pencher sur le problème inondation, il oublie juste de dire que le contrat des rivières signé le 17 octobre 2008 (quand même après 3 inondations majeures depuis 1983 ! ) n’a absolument pas pour objectif la lutte contre les inondations : seuls 15% du budget total (de 20 millions d’euros) est utilisé pour « des mesurettes très poudre au yeux » ; En effet dans ces  2,8 millions d’euros du volet B2 du contrat de rivière, on parle de bassin écrêteur pour des crues cinquantenale (celle de 2008 dépasse largement la centenale), on parle d’une digue rue claude terrasse que la commune de l’Arbresle est supposée financer (pratiquement impossible à réaliser et jamais budgétiser) et on parle de financer des études locales sur le ruissellement!!!!

- Ensuite, il essaie de faire passer les riverains pour des fanatiques du risque zéro, en oubliant de préciser que la majoration du risque ne tient pas au fait que les riverains aménageraient leur sous sol mais bien au fait que les « décisionnaires » font tout et n’importe quoi depuis les année 90. Tous les riverains dont la maison a été construite avant les année 80 sont parfaitement conscients du risque inondation et vivent bien avec : car toutes les maisons ont été prévues pour une crue « normale »(de l ‘ordre d’une 40taine de cm) MAIS ceux qui ont permis la construction, par exemple, de l’Hotel des impôts à l’Arbresle et la digue qui va avec pour le protéger dans les année 90 n’ont pas pensé à la majoration du risque pour les riverains déjà là. Ceux qui ont voulu, pour créer des emploi mais en oubliant les rivières, autoriser des zones commerciales et industrielles au bord, voir même, dans les rivières (à  l’Arbresle ou à Nuelle) n’ont pas pensé à la majoration du risque pour les riverains déjà là . Ceux qui délivrent des permis de construire pour des bâtiments avec des parking sous-terrain alors que les riverains ont  prévenu que c’était sur la nappe phréatique, n’ont pas pensé à la majoration du risque pour les riverains déjà là. Ceux, enfin qui donnent les bords de rivière pour y construire des « maison pour handicapés » (alors que n’importe quel riverain n’obtiendrait même pas l’autorisation de construire une cabane de jardin), n’ont pas pensé à la majoration du risque pour les riverains déjà là. Il existe une conscience des inondations chez les riverains de rivières mais ceux qui l’on effacé de leur mémoire ce sont ceux qui depuis plus de 20 ans majorent ce risque.

- Enfin, lors des travaux de préparation du contrat de rivière, Tucli, qui était bien présente au début, s’est vite vue découragée par les réunions à des horaires impossibles, par des palabres à n’en plus finir sur les écrevisses à pattes blanches, la ripisylve et les stations d’épuration (85% du budget total du Syribt) et par la 20taine de « responsables, chargés de mission et autres experts » dont la mission principale n’a jamais été les inondations.  Si Tucli n’a pas pu être un catalyseur d’énergie autour des inondations à l’époque, on ne peut lui reproché de l’être aujourd’hui !

Le rêve que je partage avec Tucli, c’est un bassin versants avec des crues gérables par les riverainset contrairement à ce qu’on nous dit c’est faisable, il faut juste trouver l’argent!!!  » Petit détail » me direz vous et vous aurez raison ; Mais alors comment expliquez vous que dans la vallée de l’Yzeron, le Syndicat Intercommunal de Rivière ait trouvé 20 millions d’euros pour traiter uniquement du problème inondation (http://www.riviere-yzeron.fr/spip.php?rubrique9) et cela en moins de 5 ans ? Aurait il des élus plus à la hauteur ? Ils en ont surtout qui ont pris le problème inondation au sérieux et dans sa globalité, ce qui n’était pas le cas ici … jusqu’à ce que Tucli l’impose. Alors par pitié, mesdames, messieurs les décisionnaires, arrêtez de nous prendre uniquement pour des électeurs stupides et prenez plutôt notre slogan « Aidez nous à vous aider« .

Pont RN7(Martinon): goulot d`étranglement du confluent à l`Arbresle

Notoirement insuffisante, la section d’écoulement  du Pont Martinon (11 m de large pour une largeur du lit mineur de la Brévenne de 16 m sans parler de la Turdine qui la rejoint quelques mêtres avant ) conduit de fait à créer un goulot d`étranglement à chaque crue et contribue à la majoration de leur niveau pour  l’Arbresle.
dscn1567
La capacité hydraulique maximum du pont RN7 est située autour de 220 m3/s +/- 22% selon la C.N.R. (Compagnie Générale du Rhône).

Ceci est a mettre en perspective avec  la crue centennale (255 m3/s)……

Nous vous faisons partager l’étude de la C.N.R. chiffrant l’amélioration significative apportée par l’élargissement de section – moins 90 cm au Confluent par rapport à la crue centennale (255 m3/s)- et le coût de la réalisation (4-5 mio de FF en 2000 soit 0.6-0.7 mio euros pour la création de 2 ouvrages cadres d`environ 25 m2 de section).

EtudeCNR-8nov2000 Elargissement pont RN7

Cette étude de faisabilité qui clôturait 7 études hydrauliques depuis 1994 a été présenté au Groupe de Travail extra-municipal « Rivières »  en novembre 2000 et transmise tant au Préfet que présentée à la DDE en 2001.

La position des services publics sur cette action corrective sur un ouvrage qui n`est pas du ressort de la commune de l`Arbresle est en attente depuis 8 ANS…..

L`article suivant du Progrès a au moins le mérite de rappeler ces faits et de rappeler d`autres points sensibles à corriger, protéger ou  améliorer au niveau de l`Arbresle pour prévenir les conséquences des inondations.

 article Progrès JL Mahuet-déc 2008

Le Groupe de Travail extra-municipal « Rivières » a été relancé par le Conseil Municipal de l’
Arbresle et est présidé par Mr Mahuet(voir article correspondant du 25 janvier) .

Mr Mahuet a informé que la commission du fait que le problème posé par la zone de confluence des rivières (sous dimensionnement du diamètre du pont) a été soumis à nouveau au préfet et que celui-ci semble prêt à faire ré-ouvrir le dossier.

Espérons que la prédiction des Cassandre-   »pour enterrer un problème les pouvoirs publics organiseront  un débat public, comme autrefois pour enterrer un problème, on créait une commission ? »  s`avère trop suspicieuse et que les intentions soient converties en ACTES….