22 mar
15 mar
Voila pourquoi nous restons mobilisés … compilation d’articles sur les inondations …
Voici un petit florilège d’articles de presse qui vous montreront pourquoi nous continuons notre combat et pourquoi nous avons besoin de soutien :
ARTICLE LE PARISIEN du 05 mars 2010 de RÉGIS LEFÈVRE
NOYON
Un diagnostic pour lutter contre les inondations
Plus de 250maisons ont été envahies par les eaux lors des dernières crues de 2007. Les Noyonnais vont bénéficier d’un nouveau dispositif pour les aider à lutter contre ce danger.
C’est une première. La ville de Noyon va, pendant au moins trois ans, expérimenter une formule qui pourrait se développer bientôt, notamment dans l’est de la France et dans la région parisienne. Le « programme expérimental de réduction de la vulnérabilité aux inondations » vient en effet d’être lancé à Noyon.
Il ne s’agit pas d’une opération de travaux destinée à mettre fin aux inondations mais d’un dépistage, maison par maison, des défauts, parfois de simples détails, qui peuvent entraîner une catastrophe domestique en cas de crue abondante. Un partenariat mené entre la ville de Noyon et l’entente Oise-Aisne, institution interdépartementale anti-inondations. « Les Noyonnais qui habitent en zone inondable peuvent se faire connaître auprès de la mairie. Nous pouvons alors envoyer un enquêteur pour réaliser un diagnostic à domicile », explique Sophie Leveaux, chargée du dossier à l’entente Oise-Aisne.
Des mesures préventives peuvent s’appliquer
Comme les Noyonnais, déjà fortement inondés en 1993 et 1995, mais aussi en juin 2007, à la suite d’une montée brutale de la Verse, connaissent bien le problème, il se peut qu’ils aient rapidement recours à ce dispositif. Qu’ils sachent tout de même qu’ils devront alors s’acquitter d’une somme de 100 €. « C’est cher, tout de même. Après tout, on n’y est pour rien si on est inondé », souligne un riverain.
C’est le prix à payer pour que des experts viennent au domicile prodiguer leurs conseils. « Nous recommanderons aux habitants d’installer des batardeaux, qui sont des barrières anti-inondations, souligne Rodolphe Guillois, gérant d’Examo, société chargée de l’expertise. Ou encore, en cas de crue imminente, d’occulter les bouches d’aération et de ventilation, ou d’installer des clapets antiretour. » Des mesures préventives peuvent s’appliquer, même si la menace d’inondation n’est pas immédiate. « Je sais qu’il faut éviter d’installer la chaudière dans une pièce basse, qu’il faut rehausser les prises électriques afin de les mettre hors de portée de l’eau, ou encore qu’il faut préférer le carrelage au parquet », témoigne un habitant de la rue du Moulin-Saint-Blaise, particulièrement touchée en 2007. Reste que cette opération diagnostic n’est pas toujours forcément celle qu’attendaient les Noyonnais.
« Je préférerais qu’on nous aménage des bassins de rétention ou des digues plus solides, souligne l’un d’eux, plutôt que de nous dire de rehausser nos meubles quand l’eau va entrer dans la maison! »
ARTICLE LE MONITEUR.fr du 04 mars 2010
ACTUALITE
Un quartier de Blois bientôt rasé pour prévenir les risques d’inondation
Le secteur de la Bouillie à Blois
Le secteur de la Bouillie, zone dangereuse en cas d’inondation, est classé depuis 1999 au Plan de Prévention des Risques d’Inondation ( le Val de Blois a été inondé lors des crues de 1846, 1856 et 1866).
Pour prévenir les inondations en cas de crues de la Loire, tout un quartier de Blois situé en zone inondable doit être rasé et ses 500 habitants partis avant 2018 afin de restaurer un déversoir destiné à décongestionner le fleuve en cas de montée des eaux.
De simples cabanes en pavillons modestes, le quartier de la Bouillie situé sur le site d’un déversoir aménagé au XVIe siècle, s’est construit sans autorisation au fil des ans, après la grande crue de 1907. On a dénombré 135 maisons avec ou sans étage et 14 locaux d’activités. Mais il a été démontré que ces constructions constituent, en cas de crues, un obstacle au passage de l’eau et une menace pour les habitants de la Bouillie mais également pour ceux du quartier tout proche de Vienne (5.000 personnes), selon la communauté d’agglomération.
Déversoir
Ce déversoir constitue en effet un des systèmes de défense de la ville de Blois puisqu’il doit permettre de limiter le débit de l’eau en cas de crue. Cependant, 80 % de la surface utile au passage de l’eau sont actuellement obstrués par les bâtiments. Il convient donc de redonner sa vocation première au déversoir et de soustraire les habitants implantés dans le chenal de décharge de la Bouillie à un risque dangereux d’inondation. « Si le déversoir ne fonctionne pas, il peut y avoir accumulation d’eau et disparition de Bouillie, pression sur les digues qui protègent le quartier Vienne et risque de les voir céder », a expliqué à l’AFP, Christophe Degruelle, président de la communauté d’agglomération et adjoint au maire.
ZAD
A la demande de l’État (juillet 2002), la Communauté d’Agglomération de Blois a mis en place une Zone d’Aménagement Différé dans le déversoir. Cet outil juridique, arrêté par le Préfet de Loir-et-Cher le 6 octobre 2003 créé un droit de préemption qui positionne la Communauté d’Agglomération comme acquéreur prioritaire dans toutes les transactions immobilières du secteur. Afin de protéger ses habitants, Agglopolys a donc poursuivi l’acquisition des maisons et terrains dans ce secteur et a procédé à des démolitions.
Beaucoup ont vendu, mais une trentaine d’irréductibles refusent de partir.
Rendu à sa fonction initiale, le déversoir de la Bouillie pourrait abriter une activité -maraîchère-, compatible avec le risque de crue. Lors de la crue centennale en 1907, le plus grand fleuve de France avait envahi le quartier sur un mètre de hauteur.
Le coût de l’opération s’élève à 25 millions d’euros. Pour Christophe Degruelle, « il faut le mettre en parallèle avec le coût potentiel d’un quartier détruit par les eaux. Et il s’agit de sécuriser plus de 5.000 personnes ».
AP | Source AFP
ARTICLE LE MONDE du 24 février 2010
JOURNAL OFFICIEL du 02 février 2010
8 mar
Le progrès du 4 mars 2010 : Inondations de novembre 2008 : un expert est venu à L’Arbresle jeudi
4 mar
Le Monde du 3 mars 2010 : A Cuxac-d’Aude, l’oubli de la catastrophe de 1999 est aussi dangereux que la montée des eaux
Des leçons à tirer ? Des arguments bienvenus ? Du grain à moudre ? (je vous épargne : « de l’eau à notre moulin ? »….)
De Madère à L’Aiguillon, du Sénégal à L’Arbresle, mêmes causes mêmes effets ; il est des mécanismes qu’on aimerait moins universels…
En tout cas, s’il nous fallait des raisons pour continuer notre combat…
J.P.
25 fév
Discours de la secrétaire d’état concernant le risque inondation
Voila au moins quelqu’un qui à l’air de prendre les choses aux sérieux. Que va t’il en ressortir ? …. en tout cas ça donne de l’espoir.
4 jan
Bonne Année 2010 !!!
Il y a un an, cette période de fin d’année était bien difficile pour nos communes sinistrées.
En cette fin d’année 2009 je veux rappeler que certaines victimes ne sont pas encore chez elles, que d’autres ont choisi de quitter leur habitation, que des commerces délocalisent, que beaucoup de sinistrés ne sont pas encore totalement indemnisés, que la plupart n’ont pas retrouvé leur sérénité…
Alors, même si certains élus pensent qu’il est utopique de vouloir réduire le risque inondation dans nos vallées, même si des instances décisionnaires locales ne jugent pas prioritaire la réduction de ce risque, même si tout le monde compte sur la clémence du ciel pour nous protéger (jusqu’aux prochaines élections?.)… Tucli estime de son devoir d’entretenir la mémoire du risque et de poursuivre sa lutte contre l’inertie (et probablement l’amnésie) administrative…
Par respect pour ceux qui tremblent à chaque pluie, par devoir envers ceux qui paient des impôts (qui servent actuellement « à guérir plus qu’à prévenir »), par honneteté à l’égard de ceux qui ont choisi cette ville pour vivre (et qui la voient « se noyer » lentement), nous ne devons pas baisser les bras, ni croire ceux qui voudraient voir avorter nos ambitions. Il existe des solutions (d’autres communes ont déjà travaillé sur le sujet) et nous devons les obtenir: il est de notre devoir de citoyen de lutter pour garder nos commerces sur la commune (à partir de combien de délocalisations nos élus vont-ils s’inquiéter?) et nous avons le droit de vouloir retrouver une ville sécurisée et attractive.
Tucli continue d’avancer, de se battre, de participer aux débats. Mais tucli a encore besoin de soutien, de volontés, d’aides…
Rejoignez nous! Aidez nous à vous aider!
Et bonne année 2010 à tou(te)s!
5 nov
On ne nous dit pas tout … par contre on nous dit n’importe quoi!
Ne nous prendrait on pas pour des andouilles … ? C’est la question que personnellement je me pose en lisant l’interview du président de la CCPA dans le Progrès du 1er novembre 2009 et je crois qu’une petite mise au point s’impose :
- Tout d’abord, quand le président de la CCPA qui est aussi celui du Syribt affirme qu’il n’a pas attendu le 1er novembre pour se pencher sur le problème inondation, il oublie juste de dire que le contrat des rivières signé le 17 octobre 2008 (quand même après 3 inondations majeures depuis 1983 ! ) n’a absolument pas pour objectif la lutte contre les inondations : seuls 15% du budget total (de 20 millions d’euros) est utilisé pour « des mesurettes très poudre au yeux » ; En effet dans ces 2,8 millions d’euros du volet B2 du contrat de rivière, on parle de bassin écrêteur pour des crues cinquantenale (celle de 2008 dépasse largement la centenale), on parle d’une digue rue claude terrasse que la commune de l’Arbresle est supposée financer (pratiquement impossible à réaliser et jamais budgétiser) et on parle de financer des études locales sur le ruissellement!!!!
- Ensuite, il essaie de faire passer les riverains pour des fanatiques du risque zéro, en oubliant de préciser que la majoration du risque ne tient pas au fait que les riverains aménageraient leur sous sol mais bien au fait que les « décisionnaires » font tout et n’importe quoi depuis les année 90. Tous les riverains dont la maison a été construite avant les année 80 sont parfaitement conscients du risque inondation et vivent bien avec : car toutes les maisons ont été prévues pour une crue « normale »(de l ‘ordre d’une 40taine de cm) MAIS ceux qui ont permis la construction, par exemple, de l’Hotel des impôts à l’Arbresle et la digue qui va avec pour le protéger dans les année 90 n’ont pas pensé à la majoration du risque pour les riverains déjà là. Ceux qui ont voulu, pour créer des emploi mais en oubliant les rivières, autoriser des zones commerciales et industrielles au bord, voir même, dans les rivières (à l’Arbresle ou à Nuelle) n’ont pas pensé à la majoration du risque pour les riverains déjà là . Ceux qui délivrent des permis de construire pour des bâtiments avec des parking sous-terrain alors que les riverains ont prévenu que c’était sur la nappe phréatique, n’ont pas pensé à la majoration du risque pour les riverains déjà là. Ceux, enfin qui donnent les bords de rivière pour y construire des « maison pour handicapés » (alors que n’importe quel riverain n’obtiendrait même pas l’autorisation de construire une cabane de jardin), n’ont pas pensé à la majoration du risque pour les riverains déjà là. Il existe une conscience des inondations chez les riverains de rivières mais ceux qui l’on effacé de leur mémoire ce sont ceux qui depuis plus de 20 ans majorent ce risque.
- Enfin, lors des travaux de préparation du contrat de rivière, Tucli, qui était bien présente au début, s’est vite vue découragée par les réunions à des horaires impossibles, par des palabres à n’en plus finir sur les écrevisses à pattes blanches, la ripisylve et les stations d’épuration (85% du budget total du Syribt) et par la 20taine de « responsables, chargés de mission et autres experts » dont la mission principale n’a jamais été les inondations. Si Tucli n’a pas pu être un catalyseur d’énergie autour des inondations à l’époque, on ne peut lui reproché de l’être aujourd’hui !
Le rêve que je partage avec Tucli, c’est un bassin versants avec des crues gérables par les riverains … et contrairement à ce qu’on nous dit c’est faisable, il faut juste trouver l’argent!!! » Petit détail » me direz vous et vous aurez raison ; Mais alors comment expliquez vous que dans la vallée de l’Yzeron, le Syndicat Intercommunal de Rivière ait trouvé 20 millions d’euros pour traiter uniquement du problème inondation (http://www.riviere-yzeron.fr/spip.php?rubrique9) et cela en moins de 5 ans ? Aurait il des élus plus à la hauteur ? Ils en ont surtout qui ont pris le problème inondation au sérieux et dans sa globalité, ce qui n’était pas le cas ici … jusqu’à ce que Tucli l’impose. Alors par pitié, mesdames, messieurs les décisionnaires, arrêtez de nous prendre uniquement pour des électeurs stupides et prenez plutôt notre slogan « Aidez nous à vous aider« .
3 nov
Un an déjà…un an seulement!
02/11/09: 1er anniversaire de la crue « exceptionnelle » que nous avons vécue… et à laquelle nous avons survécu!
Pas de bougies, pas de pétard, pas de fête commémorative… Juste de l’angoisse en regardant la météo (et si ça recommençait?), juste un malaise en se remémorant « l’année dernière comme aujourd’hui« , juste l’impression d’avoir vécu un cauchemar que certains aimeraient que l’on oublie (on est si bien dans nos vallées!), juste l’impression que la mesure du travail a effectuer n’est pas encore prise…
Le ciel a pitié de nous pour le moment et semble ne pas nous renvoyer d’épisode de type « cevenol »… jusqu’à quand? Se serait tellement mieux si l’on pouvait vivre sans compter sur le ciel pour nous aider… Se serait tellement mieux si l’Etat se donnait les moyens de nous protéger contre des aléas dont la récurrence dément le caractère « exceptionnel »… et arrêtait de nous « saupoudrer » de mesures dont l’efficacité, en cas de crue majeure, sera nulle.
Battons nous pour récupérer le fonctionnement « naturel » de nos rivières dénaturées par des constructions délétères! Battons nous pour ne pas avoir le sentiment de se laisser noyer sans tenter de se défendre! Battons nous aujourd’hui pour éviter que l’un de nos proches ne se noie demain! Battons nous pour que l’argent publique (donc le vôtre) prévienne le risque au lieu d’en réparer les conséquences!
« Inondations 2008: 0 mort…. Et demain? »
19 oct
Compte rendu de la réunion publique du 14/10/09 : présentation de l’enquête post crue
Cette réunion a eu lieu en présence de Mr Baraduc, Mr Chiponni, Mr Perras, Mr Zanetacci, Mr Mahuet, Mr Chatagnat, Mme Cachot, Mme Nerguisian, capitaine Abeillon.
1/Préambule
*Mr Chiponni rappelle que la prévention est un travail de longue haleine, dans lequel il faut surtout prendre en compte la rivière. Le PPRNI (Plan de prévention du Risque naturel d’Inondations) en cours d’élaboration a intégré les données 2008 (nouvelle modélisation). On n’arrêtera pas les inondations, mais il faut tenter d’en réduire les dégâts.
Dans les chantiers à prévoir, il y a bien sûr celui du Martinon (rappel du contentieux en cours avec une association locale) mais il ne faut pas oublier celui des retenues collinaires qui devront être modernisées (elles sont très fragilisées !). Aujourd’hui il faut prendre conscience qu’il existe de nombreux « points noirs » sur les rivières et il faudra réagir en fonction des résultats des nouvelles études lancées par les collectivités locales. Enfin il signale la mise en place du DICRIN pour faire face à l’urgence en cas de nouvelle crue.
*Mr Baraduc signale que le département intervient pendant et après (aide financière aux collectivités locales) les inondations et qu’il existe une action du département dans le contrat de rivière.
*Mr Perras précise que la CCPA a elle aussi dégagé des fonds et que les actions vont se conduire sur l’ensemble du bassin versant.
2/Bilan des inondations des Inondations du 1er et 2 novembre 2008
présentation faite par Mr Chatagnat.
Il y a eu une 1ere alerte crue les 21 et 22/10/08 avec 90 mm de pluie tombée en 24 heures et un pic de crue sur la Turdine le 22/10. Le 01/11/08 a été caractérisé par de fortes pluies tombées non stop sur un sol déjà gorgé d’eau, avec une absence d’alerte météo (météo France ayant déclenché l’alerte orange inondation vers 23h00, la préfecture bien plus tard). A 19h30 l’astreinte technique municipale constate la montée des eaux et avertit le maire qui déclenche l’alerte et fait évacuer les véhicules : la police municipale circule de 20h15 à 22h30.
Le PC de crise est installé vers 22h00 en mairie et la cellule d’hébergement est activée.
Vers 23h00 est mis en place le poste de commandement piloté par le SDIS.
A 23h45, la sirène RNA (réseau national d’alerte) est déclenchée et à 02h30 il faut faire face à un afflux massif de personnes (avec nécessité d’ouvrir le gymnase du Groslier).
Au total : 60 personnes ont été accueillies cette nuit là (dont la moitié était des personnes « de passage » piégées à l’Arbresle), 7 agents ont été mobilisés pour l’accueil, 16 agents et élus ont été mobilisés pour la logistique. Les services techniques municipaux ont, pendant plusieurs jours, été affectés exclusivement au nettoyage et à l’évacuation des objets de rebus (avec l’aide de différents autres services).
En conclusion : la ville a été confrontée à un phénomène sans précédent, avec des zones sinistrées qui n’avaient jamais été concernées. 200 foyers et 50 commerces ou entreprises ont été touchés (100 en 2003), 60 personnes ont été évacuées et hébergées (30 en 2003).
3/S.D.I.S. : Bilan des inondations 2008
présentation faite par le capitaine Abeillon.
Les pluies de novembre 2008 sont de type « cévenole », c’est-à-dire des pluies intenses sur de courtes durées, générant une montée rapide des eaux. Ces pluies torrentielles sont imprévisibles, dévastatrices, évolutives et il est difficile de les anticiper ; elles ont des conséquences énormes et sont très mal vécues par les populations.
Le 01/11/08, 7 départements étaient en alerte, pas celui du Rhône (qui n’est passé en orange que vers 02 :00le 02/11). En novembre dernier il est tombé 105mm de pluie en 7 heures (contre 138 mm de pluie en 48 heures en 2003), avec une crue >3.50 m à minuit. Le standard SP a eu de très nombreux appels cette nuit du 01/11/08, d’où des difficultés à gérer les demandes. La réponse opérationnelle a consisté à installer un PC à l’Arbresle et d’envoyer sur place 10 engins et 60 sapeurs pompiers (dont 3 officiers)
4/Enquête post-crue 2008
présentation faite par Mr Mahuet.
Un des objectifs de la commission extra-municipale a été de « recoller » les résultats des différentes études faites sur les rivières (notamment 7 études sur L’Arbresle depuis 1995), de réactualiser l’étude CNR 2001 (centrée sur le pont du Martinon)et de mener une enquête « post crue » auprès des habitants.
Sur les 278 questionnaires (54 commerces et 224 particuliers) envoyés, 113 ont été rendus (dont 3 ont été exclus, ne concernant que des véhicules), ce qui donne un taux corrigé de retour de 39%.
Localisation des retours : 36 dans la rue Claude Terrasse (33%), 8 dans la rue Emile Zola (8%),…
Type d’habitations : 49% de maisons individuelles (dont 97% ont plus de 10 ans), 40 appartements, 15 locaux commerciaux.
Hauteur d’eau évaluée : 5 réponses sur terrain (de 0.6 à 2.5m), 26 réponses dans les caves (0.5 à 2.5 m), 9 réponses en garage (0.4 à 3 m) et 70 réponses en habitation (de 0.5 à 3m de niveau d’eau).
Le début de crue est estimé à 22h30 à la confluence, 23h00 dans les autres quartiers, avec une hauteur maximum de la Turdine à +7 mètres impasse du moulin.
Estimation des dégâts : 9% < 5000euros, 39% de 5000 à 10 000 euros, 52% >10 000euros (dont 5 dossiers> 100 000 euros). Le montant maximum de pertes déclaré est de 300 000 euros.
Alerte : 49% des répondants estiment ne pas avoir été prévenus du tout, 4.5% étaient absents où estiment avoir été prévenus trop tard et 20% s’estiment satisfaits de l’alerte.
5/DICRIM et PCS (Document d’Information Communal des Risques Majeurs et Plan Communal de Sauvegarde)
présentation faite par Mr Chatagnat
Il faut constater que l’alerte a été insuffisante et qu’il y a un défaut d’information de la population, d’où l’intérêt du DICRIM et du PCS (documents élaborés en 2007/2008 et totalement remaniés depuis novembre 2008). Sur L’Arbresle il existe 3 risques répertoriés : inondations, tempêtes et transports de matières dangereuses.
Le DICRIM vise à faire connaitre le risque, les mesures de prévention, l’organisation de l’alerte et les consignes de sécurité : il sera distribué à tous les foyers arbreslois d’ici la fin de l’année.
Le PCS est un document interne aux services municipaux (organisation et gestion de la crise).
La phase de pré-alerte est déclenchée par l’alerte orange ou rouge de la préfecture ou de météo France et sera rapidement relayée à la population (panneau lumineux, site internet, drapeaux orange sur des mâts…). Des outils ont été élaborés pour signaler le passage à l’alerte : sirène RNA, ensemble mobile d’alerte, alerte par téléphone…
6/étude hydraulique permettant de définir une politique globale d’aménagement du territoire pour la prévention du risque d’inondation,
présentation faite par Mr Perras.
L’offre de marché public est lancée et les derniers dépôts doivent être faits avant le 30/10, pour une étude dont le coût est estimé à 35 000 euros TTC. L’idée : réduire les aléas et les enjeux socio-économiques, réduire la vulnérabilité des enjeux.
Cette étude devrait définir une politique globale de travaux visant à réduire les conséquences des inondations. Elle se décline en deux volets : le 1er volet est la réactualisation et validation de l’étude CNR 2001 sur le pont du Martinon ;le 2eme volet est l’identification de tous les « points noirs » (embâcles, obstacle aux écoulements,…) et facteurs de majoration du risque dans l’ensemble des bassins versants. Cette étude devra aboutir à des préconisations techniques détaillées et chiffrées et constituera un premier diagnostic et un « état des lieux » qui sera suivi d’une expertise et de l’avis des différents acteurs locaux. Puis la 3eme phase sera celle des propositions de solutions pour réduire le risque et la vulnérabilité. Enfin la 4ème phase sera l’élaboration d’actions hiérarchisées pour définir des travaux à conduire sur plusieurs années. Si l’étude montre la nécessité de travaux, ceux du Martinon seront financés par l’Etat, les autres devront être financés par les communes et la CCPA (+ aides et subventions). Pour le volet 1 la durée de l’étude est estimée à 3 mois, pour le volet 2 elle est estimée à 10 mois.
7/catalogue des protections individuelles et collectives
présentation faite par Mr Mahuet
Au vu des hauteurs d’eau atteintes en 2008, il y a nécessité de protections individuelles : (catalogue en mairie de l’Arbresle) : batardeaux, « substituts sables de sable », etc.…. Un système collectif de protection (par ex. pour protéger une rue) nécessiterait des mesures systématiques de compensation d’aval.
Les particuliers pourraient bénéficier d’aides (à l’étude) pour financer ces achats à hauteur de 40 voire 50 % en « zone rouge » du PPRNI, une demande de défiscalisation a été déposée…
Réponses (collégiales)à diverses questions de la salle :
8/Etude CNR 2001
présentation faite par Mr Mahuet .
Il faut réactualiser cette étude par rapport aux conditions hydrauliques de 2008. Les débits maximums enregistrés au Martinon en mai 1983 étaient de 200 à 270 m3/sec et 170 à 230m3/sec en juin 2000. Or l’étude CNR 2001 montre que la section d’écoulement du pont (65m²) permet une capacité hydraulique de 220m3/sec (+/- 22% ), sachant que ce calcul a été fait dans une situation sans embâcle : on est donc réellement sur un ouvrage qui constitue un « verrou hydraulique ». Des propositions ont été faites pour permettre de restaurer un meilleur écoulement des eaux (et ce pour des coûts qui restent raisonnables pour un budget d’état), permettant une baisse significative du niveau de crue dans l’Arbresle, avec des incidences d’aval sur environ 1km.
9/Les actions du SYRIBT
présentation faite par Mme Cachot et Mme Nerguisian
Le syribt a un rôle de pilotage du contrat de rivière, il conduit des études générales à l’échelle du bassin versant, gère l’entretien de la végétation et l’aménagement écologique et piscicole, entretien les repères de crue et a un rôle de communication. Il n’a pas de compétence pour tout car les 2 rivières sont des cours d’eaux non domaniaux (c’est-à-dire que les propriétaires des berges en sont responsables). Le syribt se substitue souvent aux propriétaires défaillants en vertu d’une déclaration d’intérêt général permettant d’intervenir sur des terrains privés (avec des financements publics).
Il existe une loi sur l’eau qui permet de mesurer les impacts d’amont et d’aval de ce que fait chaque propriétaire : on ne peut pas faire n’importe quoi sur son bout de rivière !
Le contrat de rivière est un document signé entre le syribt, les collectivités locales, les partenaires financiers et l’état. Celui qui est en cours défini un programme d’action sur 5 à 7 ans pour améliorer le fonctionnement et la qualité générale des rivières et se décline en 3 volets : volet A pour l’amélioration de la qualité des eaux, volet B pour la restauration des milieux aquatiques (dont la gestion des inondation), volet C pour la communication et la sensibilisation.
C’est un budget de 20 million d’euros HT répartis en 8.5 millions pour le volet A + 10 millions pour le volet B + 1.5 million pour le volet C. Sur la somme globale, 9 millions d’euros sont à maitrise d’œuvre syribt (dont 7.5 millions d’euros sont dévolus à la gestion des inondations)
La prévention du risque inondation :
- restauration de zones d’expansion de crues (8 secteurs prévus)
- arasement de merlons (ce qui permet un gain hydraulique)
- restauration et entretien de la ripisylve (ce qui prévient les embâcles)
- observatoire des embâcles et des remblais
- plan de gestion des atterrissements
- actions de sensibilisation
10/les actions communales et intercommunales
présentation faite par Mr Perras
Actions déjà en cours : arasement de merlons (la Rochette), brigades vertes (160 km de cours d’eau à nettoyer),gestion des atterrissements (une procédure d’urgence vient d’être décrétée, ce qui va permettre d’intervenir sur des points stratégiques sans avoir (entre autre) à effectuer des recherches de PCB), financement d’un bureau d’étude pour aide à la restauration hydraulique et écologique.
Questions diverses
(réponses collégiales)
Les casernes SP de Sain Bel, L’Arbresle et Savigny vont être regroupées…reste à trouver un terrain stratégique non inondable…
Les mesures de débits sur la Turdine (les instruments sur la Brévenne ont été emportés par la crue) semblent montrer que les débits le 01/11/08 étaient inférieurs à ceux d’une crue centennale…peut-être du niveau d’une crue cinquantennale (à vérifier après recroisement avec les différentes informations collectées cette nuit là).
« Il faut laisser fonctionner les cours d’eau de la manière la plus naturelle possible partout où cela est possible » (Paul Perras)
8 oct
Réunion post-crue
Titre: Réunion post-crue
Lieu: Salle Claude Terrasse
Description: Réunion faite par la mairie de L’Arbresle
Heure début: 20:00
Date: 2009-10-14

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