1/ Entretien des rivières
Les atterrissements sur les cours d’eau
Dans les rivières torrentielles, le transport sédimentaire de fond (charriage) qui détermine la morphologie du lit se produit principalement au moment des hautes eaux et lors des crues et les différents matériaux qui couvrent le fond de la rivière sont mobilisés progressivement en fonction de leur taille et de leur localisation dans le lit.
petit rappel de la Direction de l’Equipement et de l’Agriculture:
il est justifié d’intervenir pour éliminer des atterrissements (..) en tenant compte des éventuelles zones de frayères, de la végétation présente et de l’assise des ouvrages
L’évacuation ponctuelle de matériaux du lit de la rivière peut être justifiée :
• quand un dépôt gène considérablement l’écoulement des eaux ;
• quand la végétation est réellement en train de s’installer sur un dépôt.
Dans ces cas, il est conseiller d’araser (manuellement ou à la pelle mécanique) sans surcreuser et de déposer les matériaux extraits dans une anse d’érosion ou de les régaler sur la berge.
De même, quand une accumulation de vases perturbent l’écoulement ou quand des vases noires putrides s’accumulent (signe de mauvais état hydrobiologique du cours d’eau) alors une opération plus importante est nécessaire. On parle alors de curage qui consiste à enlever les vases et dépôts afin de redonner à la rivière ses vieux fonds et vieux bords.
Ces travaux consistent à extraire du lit les dépôts de graviers, sables et vase, charriés par une crue, en vue de rétablir le cours d’eau dans sa largeur et sa profondeur naturelles. Les sites concernés sont après extraction scarifiés pour limiter la pousse de végétation.
2/Le ruissellement
Le fonctionnement d’un cours d’eau est directement lié à son bassin versant et au régime climatique auquel il est soumis.
En période de pluies, une partie de l’eau qui tombe s’infiltre dans le sol ou est retenue par la végétation, ce qui ralentit le ruissellement de surface.
Lorsque les capacités de rétention du sol sont atteintes, les eaux de pluie ruissellent sur les pentes du bassin versant jusqu’à l’exutoire (rivière, fleuve…) pendant une durée plus ou moins longue, appelée temps de concentration.
Ce temps varie en fonction de deux paramètres principaux :
• La topographie du bassin : plus les pentes sont fortes, plus le ruissellement est rapide, réduisant ainsi le délai entre la pluie et la crue.
• L’occupation des sols : la déforestation, les pratiques agricoles, l’urbanisation réduisent les capacités d’infiltration des sols et peuvent contribuer à augmenter la fréquence et l’intensité des crues.
Les caractéristiques de la pluie, du bassin versant et de la rivière elle-même déterminent donc l’importance de la variation de débit et de la crue.
Lorsque la pluie s’abat sur un territoire habité, elle fait son chemin vers le cours d’eau le plus près en empruntant les fossés et les égouts pluviaux ou en ruisselant sur le sol. Ce faisant, elle emporte, jusqu’aux plans d’eau, tous les sédiments et autres contaminants que l’on retrouve sur le sol et dans le système de drainage de la région. Lors des averses, l’eau parvenant aux rivières est particulièrement chargée de sédiments à cause de l’érosion survenant sur le territoire urbanisé. Ces sédiments proviennent de sols nus (chantiers, stationnement en sable, etc.), des sables de voiries étendus sur la chaussée ou de l’érosion de fossés dont le couvert de végétation n’est pas suffisant.
Des impacts négatifs!
L’apport massif de sédiments aux cours d’eau est problématique, car ils peuvent s’accumuler dans une portion de rivière, forcer le changement de la trajectoire de l’eau et amplifier l’érosion des rives. Ils peuvent aussi nuire à la reproduction des poissons en s’accumulant dans les frayères. De plus, les sédiments transportent une grande quantité de phosphore, responsable du vieillissement accéléré (eutrophisation) des cours d’eau et favorise les floraisons de cyanobactéries, mieux connues sous le nom d’algues bleu-vert.
L’urbanisation d’un territoire imperméabilise les sols, augmente le ruissellement et diminue l’infiltration. Elle fait en sorte que l’eau arrive plus rapidement aux cours d’eau. Lors d’orages, les crues des rivières sont donc plus intenses, augmentant ainsi les risques d’érosion des rives et d’inondation.
Que faire pour réduire les impacts négatifs?
Le citoyen peut contribuer à réduire la vitesse du ruissellement et l’érosion en stabilisant les sols nus; en laissant la végétation pousser dans les fossés pour qu’elle puisse agir comme filtre; et en évitant de déverser des sédiments dans les fossés et les égouts. Il peut aussi retenir une partie de l’eau de pluie sur son terrain en dirigeant les gouttières vers un baril récupérateur ou un jardin pluvial.
Quant aux municipalités, elles peuvent éviter de dégrader les fossés lors de l’entretien et récupérer les sables de voirie au printemps. Lors du développement d’un quartier, la construction de bassins de sédimentation et de rétention permettra de traiter l’eau avant de la retourner tranquillement aux cours d’eau après la pluie; cette servitude devrait apparaître dans l’attribution de chaque permis de construire.
Ecrit par Gilles le 23.08.09 à 11 h 59 min
Après la crue, c’est aussi avant la suivante……
1/ Entretien des rivières
Les atterrissements sur les cours d’eau
Dans les rivières torrentielles, le transport sédimentaire de fond (charriage) qui détermine la morphologie du lit se produit principalement au moment des hautes eaux et lors des crues et les différents matériaux qui couvrent le fond de la rivière sont mobilisés progressivement en fonction de leur taille et de leur localisation dans le lit.
petit rappel de la Direction de l’Equipement et de l’Agriculture:
il est justifié d’intervenir pour éliminer des atterrissements (..) en tenant compte des éventuelles zones de frayères, de la végétation présente et de l’assise des ouvrages
L’évacuation ponctuelle de matériaux du lit de la rivière peut être justifiée :
• quand un dépôt gène considérablement l’écoulement des eaux ;
• quand la végétation est réellement en train de s’installer sur un dépôt.
Dans ces cas, il est conseiller d’araser (manuellement ou à la pelle mécanique) sans surcreuser et de déposer les matériaux extraits dans une anse d’érosion ou de les régaler sur la berge.
De même, quand une accumulation de vases perturbent l’écoulement ou quand des vases noires putrides s’accumulent (signe de mauvais état hydrobiologique du cours d’eau) alors une opération plus importante est nécessaire. On parle alors de curage qui consiste à enlever les vases et dépôts afin de redonner à la rivière ses vieux fonds et vieux bords.
Ces travaux consistent à extraire du lit les dépôts de graviers, sables et vase, charriés par une crue, en vue de rétablir le cours d’eau dans sa largeur et sa profondeur naturelles. Les sites concernés sont après extraction scarifiés pour limiter la pousse de végétation.
2/Le ruissellement
Le fonctionnement d’un cours d’eau est directement lié à son bassin versant et au régime climatique auquel il est soumis.
En période de pluies, une partie de l’eau qui tombe s’infiltre dans le sol ou est retenue par la végétation, ce qui ralentit le ruissellement de surface.
Lorsque les capacités de rétention du sol sont atteintes, les eaux de pluie ruissellent sur les pentes du bassin versant jusqu’à l’exutoire (rivière, fleuve…) pendant une durée plus ou moins longue, appelée temps de concentration.
Ce temps varie en fonction de deux paramètres principaux :
• La topographie du bassin : plus les pentes sont fortes, plus le ruissellement est rapide, réduisant ainsi le délai entre la pluie et la crue.
• L’occupation des sols : la déforestation, les pratiques agricoles, l’urbanisation réduisent les capacités d’infiltration des sols et peuvent contribuer à augmenter la fréquence et l’intensité des crues.
Les caractéristiques de la pluie, du bassin versant et de la rivière elle-même déterminent donc l’importance de la variation de débit et de la crue.
Lorsque la pluie s’abat sur un territoire habité, elle fait son chemin vers le cours d’eau le plus près en empruntant les fossés et les égouts pluviaux ou en ruisselant sur le sol. Ce faisant, elle emporte, jusqu’aux plans d’eau, tous les sédiments et autres contaminants que l’on retrouve sur le sol et dans le système de drainage de la région. Lors des averses, l’eau parvenant aux rivières est particulièrement chargée de sédiments à cause de l’érosion survenant sur le territoire urbanisé. Ces sédiments proviennent de sols nus (chantiers, stationnement en sable, etc.), des sables de voiries étendus sur la chaussée ou de l’érosion de fossés dont le couvert de végétation n’est pas suffisant.
Des impacts négatifs!
L’apport massif de sédiments aux cours d’eau est problématique, car ils peuvent s’accumuler dans une portion de rivière, forcer le changement de la trajectoire de l’eau et amplifier l’érosion des rives. Ils peuvent aussi nuire à la reproduction des poissons en s’accumulant dans les frayères. De plus, les sédiments transportent une grande quantité de phosphore, responsable du vieillissement accéléré (eutrophisation) des cours d’eau et favorise les floraisons de cyanobactéries, mieux connues sous le nom d’algues bleu-vert.
L’urbanisation d’un territoire imperméabilise les sols, augmente le ruissellement et diminue l’infiltration. Elle fait en sorte que l’eau arrive plus rapidement aux cours d’eau. Lors d’orages, les crues des rivières sont donc plus intenses, augmentant ainsi les risques d’érosion des rives et d’inondation.
Que faire pour réduire les impacts négatifs?
Le citoyen peut contribuer à réduire la vitesse du ruissellement et l’érosion en stabilisant les sols nus; en laissant la végétation pousser dans les fossés pour qu’elle puisse agir comme filtre; et en évitant de déverser des sédiments dans les fossés et les égouts. Il peut aussi retenir une partie de l’eau de pluie sur son terrain en dirigeant les gouttières vers un baril récupérateur ou un jardin pluvial.
Quant aux municipalités, elles peuvent éviter de dégrader les fossés lors de l’entretien et récupérer les sables de voirie au printemps. Lors du développement d’un quartier, la construction de bassins de sédimentation et de rétention permettra de traiter l’eau avant de la retourner tranquillement aux cours d’eau après la pluie; cette servitude devrait apparaître dans l’attribution de chaque permis de construire.