Pourquoi adhérer à TUCLI ? Pourquoi ils se Battent ?
Au choix : Cassandre, Chevaliers Blancs, utopiste, Solidaire, visionnaire, Citoyen… ?
Depuis samedi toutes les radios, les Télés, etc ont les micros et les objectifs tournés vers le Sud-Ouest durement touché par les intempéries.
Nous ne pouvons bien sur que compatir et avoir une pensée pour tous ces gens – maigre solidarité morale de sinistrés – je crois qu`on c`est ce que c`est d`en passer par là.
Ces sinistres vont être encore quelques jours sous les feux des projecteurs du JT qui peu à peu va butiner vers d`autres sujets d`audience. Et ils se démèneront dans l`action pour nettoyer, faire les premières réparations de fortune, panser un peu leurs plaies. Puis les démarches administratives, les premières estimations de sinistre pour leurs assureurs, les experts etc… CLAP de fin.
Mais pourtant ce n`est pas pour autant que nous nous dirons « quand je me regarde je me désole, quand je me compare je me console ».
Alors cette Asso TUCLI…. Pourquoi tant de bruit ?
A ceux qui pensent « Tout cela va donner une si mauvaise publicité a l`Arbresle et son pays : Brévenne , Turdine, Trésoncle = inondations »
Nos objectifs : promouvoir et défendre une politique de prévention des inondations, qui donne la priorité aux habitants du Bassin versant, à l’objectif de sécurité des riverains menacés et reconnaisse à ces derniers un certain nombre de droits dont la protection des biens et de leur cadre de vie. Cela se traduira par des mobilisations visant à la fois l’obtention de mesures de lutte contre les inondations corrigeant les erreurs passées et la contestation de certains aspects de la politique préventive mise en oeuvre par les pouvoirs publics.
Nous constatons une totale inadéquation des moyens de prévention et prise de conscience insuffisante des enjeux humains et économiques malgré les notifications aux différents services de l`Etat et clairs avertissements au fil des années pour réduire l`amplification régulière et la fréquence des crues
Des solutions semblent exister, des élus semblent motivés pour les chercher et les mettre en applications, des gens semblent prêts à faire avancer ces projets : il faut les soutenir
« Et puis qu`est ce qu`on y peut. Nous on habite sur le plateau on n`y est pour rien. Le ruissellement c`est les autres communes……. tous les nouveaux lotissements ou les nouvelles constructions ont des bassins de rétention prévus. Tout a été fait dans le respect de la réglementation »
Développement durable et cadre de vie : nous voulons que les habitants soient bien replacés comme le facteur déterminant de la problématique des inondations.
TOUS devraient être concernés par la lutte contre la destruction de nos centres villes, et prévenir que de telles crues aient de telles conséquences… Nous ne voulons pas de villages désertés par leurs commerçants, leurs artisans ou leurs habitants historiques alors que leurs maisons et leurs biens sont invendables ou plus assurables.
Aux autres qui analysent « Vous devez oublier maintenant et passer à autre chose. C`est mauvais pour le commerce, c`est pas bon pour l`immobilier et les promoteurs, ça dérange les élus……Et puis « ils» s`en occupent : cela va aller mieux, il faut faire votre deuil, c`est que matériel, c`est la fatalité. Et puis il faut arrêter de se plaindre : vous saviez bien les risques que vous preniez en habitant dans des zones inondables. Il n`y a pas eu de pertes humaines que des dégâts certes considérables. Puis vous serez remboursés grâce au décret de CatNat. »
Nous constatons des dysfonctionnements répétitifs au niveau des services de l`état : de gros vides dans le système d`alerte, des autorisations de constructions aberrantes, des non-conformités…..
La plus part des foyers touchés n`espèrent plus que des indemnisations à hauteur de 30-40% des sinistres. Découragements, frustration, dépressions…. Devrions nous simplement faire le deuil d`années de travail pour rembourser les prêts de NOS maisons et mettre en valeur NOTRE cadre de vie ?, Oublier les années mises à bâtir un commerce et être en cessation d`activité depuis maintenant 85 JOURS?
Nous devons rappeler que les zones les plus touchées de l`Arbresle (rue Emile Zola, Claude Terrasse, Place Sapeon, etc) ou de Sain Bel (Centre ville) ne sont pas des constructions récentes pour la quasi-totalité : nous parlons d`habitations de plus de 30 voire 50 ans dont les propriétaires savaient gérer les crues « normales » et conscients des risques d`une centennale (beaucoup on connut celle de 1983).
Mais nous parlons maintenant de TROIS CRUES EXCEPTIONNELLES en MOINS DE 10 ANS qui ne sont pas de la fatalité naturelle mais bien la conséquence de la prise de conscience tardive et peu solidaire des acteurs de la gestion des bassins et des facteurs aggravants (ouvrages inadaptés, entretien lits des rivières, foncier, …) : une situation au combien injuste fait payer à riverains le prix d’erreurs commises par d’autres.
…. 30-40 cm on gère… 250 cm ça dégénère…..
Cassandre? :
PPRi (Plan Prévention Risques inondations): la solution infaillible?
Il faut les outils juridiques aux élus pour prévenir : OK mais quid des conséquences pour les habitations existantes.
On pourra mesurer les atteintes morales que subiront les riverains dés le début de la procédure relative au PPRi. Elles s’ajoutent aux conséquences directes des inondations et donnent aux « riverains-victimes » le sentiment qu’ils sont sacrifiés.
La « double peine » :
les cartes des zones inondables et les contraintes réglementaires attachées (interdiction de construire ou de reconstruire en zones « rouges », obligation de réaliser des travaux de mise en sécurité des habitations en zones « bleues ») peuvent se lire comme le signe du caractère illégitime de la présence des riverains dans ces zones.
C’est comme si les riverains étaient montrés du doigt pour habiter en zones inondables. Qu`ils deviennent en quelque sorte des délinquants. Une sorte de tribu d’indiens, les « Y-z’avaient-qu’à-pas-être-là ».
Et s`ils voulaient baisser les bras, vendre leurs biens pour se « délocaliser » leurs maisons sont invendables.
- Nous exigerons la transparence et consultation publique FORMALISEE du PRRi pour contribuer, amender et obtenir une juste indemnisation
- Nous demandons que soit appliquer le principe : Inondeur = Payeur
Devrions nous ? :
Accepter sans broncher le préjudice subi par des propriétaires de biens édifiés en application de réglementations définies par ceux-là même qui aujourd’hui modifient les règles ?
Accepter les responsabilités en cause dans la situation que les PPR prétendent traiter. La situation faite aux riverains est d’autant plus injuste qu’elle leur fait payer à eux le prix d’erreurs commises par d’autres.
Ce ne sont pas d’abord les riverains, qui ont manqué de « culture du risque », mais bien les responsables politiques et administratifs concernés.
…. Pas de morts mais des petites morts….
On nous prédit que le dossier relatif à une stratégie globale de prévention et de gestion des inondations restera incompréhensible pour la majorité d’entre vous, que vous n’êtes pas capables de comprendre, que le soufflé, autrement dit votre intérêt, retombera aussi vite qu’il était monté.
La vraie question pour notre association est de savoir si on n’arrive pas à une situation où, pour enterrer un problème les pouvoirs publics organiseront seulement un débat public, comme autrefois pour enterrer un problème, on créait une commission ?
La vraie difficulté pour les pouvoirs publics sera pourtant bien de trouver une réponse intelligente de participation orientée vers la décision juste. Il en va de leur crédibilité et du risque de provoquer un ras le bol irrépressible.
Alors encore une fois nous devons influencer et peser : des solutions existent, des élus seront motivés pour les mettre en applications, des gens sont prêts à faire avancer ces projets : il faut LES soutenir
Adhérer à TUCLI pour Restaurer notre cadre de vie dans le pays de l’Arbresle
Ecrit par coco le 25.01.09 à 22 h 03 min
Bravo bon début
Ecrit par serge le 25.01.09 à 22 h 03 min
Tout à fait ::: bravo
Ecrit par GillesS. le 25.01.09 à 22 h 03 min
Pourquoi adhérer à TUCLI ? Pourquoi ils se Battent ?
Au choix : Cassandre, Chevaliers Blancs, utopiste, Solidaire, visionnaire, Citoyen… ?
Depuis samedi toutes les radios, les Télés, etc ont les micros et les objectifs tournés vers le Sud-Ouest durement touché par les intempéries.
Nous ne pouvons bien sur que compatir et avoir une pensée pour tous ces gens – maigre solidarité morale de sinistrés – je crois qu`on c`est ce que c`est d`en passer par là.
Ces sinistres vont être encore quelques jours sous les feux des projecteurs du JT qui peu à peu va butiner vers d`autres sujets d`audience. Et ils se démèneront dans l`action pour nettoyer, faire les premières réparations de fortune, panser un peu leurs plaies. Puis les démarches administratives, les premières estimations de sinistre pour leurs assureurs, les experts etc… CLAP de fin.
Mais pourtant ce n`est pas pour autant que nous nous dirons « quand je me regarde je me désole, quand je me compare je me console ».
Alors cette Asso TUCLI…. Pourquoi tant de bruit ?
A ceux qui pensent « Tout cela va donner une si mauvaise publicité a l`Arbresle et son pays : Brévenne , Turdine, Trésoncle = inondations »
Nos objectifs : promouvoir et défendre une politique de prévention des inondations, qui donne la priorité aux habitants du Bassin versant, à l’objectif de sécurité des riverains menacés et reconnaisse à ces derniers un certain nombre de droits dont la protection des biens et de leur cadre de vie. Cela se traduira par des mobilisations visant à la fois l’obtention de mesures de lutte contre les inondations corrigeant les erreurs passées et la contestation de certains aspects de la politique préventive mise en oeuvre par les pouvoirs publics.
Nous constatons une totale inadéquation des moyens de prévention et prise de conscience insuffisante des enjeux humains et économiques malgré les notifications aux différents services de l`Etat et clairs avertissements au fil des années pour réduire l`amplification régulière et la fréquence des crues
Des solutions semblent exister, des élus semblent motivés pour les chercher et les mettre en applications, des gens semblent prêts à faire avancer ces projets : il faut les soutenir
« Et puis qu`est ce qu`on y peut. Nous on habite sur le plateau on n`y est pour rien. Le ruissellement c`est les autres communes……. tous les nouveaux lotissements ou les nouvelles constructions ont des bassins de rétention prévus. Tout a été fait dans le respect de la réglementation »
Développement durable et cadre de vie : nous voulons que les habitants soient bien replacés comme le facteur déterminant de la problématique des inondations.
TOUS devraient être concernés par la lutte contre la destruction de nos centres villes, et prévenir que de telles crues aient de telles conséquences… Nous ne voulons pas de villages désertés par leurs commerçants, leurs artisans ou leurs habitants historiques alors que leurs maisons et leurs biens sont invendables ou plus assurables.
Aux autres qui analysent « Vous devez oublier maintenant et passer à autre chose. C`est mauvais pour le commerce, c`est pas bon pour l`immobilier et les promoteurs, ça dérange les élus……Et puis « ils» s`en occupent : cela va aller mieux, il faut faire votre deuil, c`est que matériel, c`est la fatalité. Et puis il faut arrêter de se plaindre : vous saviez bien les risques que vous preniez en habitant dans des zones inondables. Il n`y a pas eu de pertes humaines que des dégâts certes considérables. Puis vous serez remboursés grâce au décret de CatNat. »
Nous constatons des dysfonctionnements répétitifs au niveau des services de l`état : de gros vides dans le système d`alerte, des autorisations de constructions aberrantes, des non-conformités…..
La plus part des foyers touchés n`espèrent plus que des indemnisations à hauteur de 30-40% des sinistres. Découragements, frustration, dépressions…. Devrions nous simplement faire le deuil d`années de travail pour rembourser les prêts de NOS maisons et mettre en valeur NOTRE cadre de vie ?, Oublier les années mises à bâtir un commerce et être en cessation d`activité depuis maintenant 85 JOURS?
Nous devons rappeler que les zones les plus touchées de l`Arbresle (rue Emile Zola, Claude Terrasse, Place Sapeon, etc) ou de Sain Bel (Centre ville) ne sont pas des constructions récentes pour la quasi-totalité : nous parlons d`habitations de plus de 30 voire 50 ans dont les propriétaires savaient gérer les crues « normales » et conscients des risques d`une centennale (beaucoup on connut celle de 1983).
Mais nous parlons maintenant de TROIS CRUES EXCEPTIONNELLES en MOINS DE 10 ANS qui ne sont pas de la fatalité naturelle mais bien la conséquence de la prise de conscience tardive et peu solidaire des acteurs de la gestion des bassins et des facteurs aggravants (ouvrages inadaptés, entretien lits des rivières, foncier, …) : une situation au combien injuste fait payer à riverains le prix d’erreurs commises par d’autres.
…. 30-40 cm on gère… 250 cm ça dégénère…..
Cassandre? :
PPRi (Plan Prévention Risques inondations): la solution infaillible?
Il faut les outils juridiques aux élus pour prévenir : OK mais quid des conséquences pour les habitations existantes.
On pourra mesurer les atteintes morales que subiront les riverains dés le début de la procédure relative au PPRi. Elles s’ajoutent aux conséquences directes des inondations et donnent aux « riverains-victimes » le sentiment qu’ils sont sacrifiés.
La « double peine » :
les cartes des zones inondables et les contraintes réglementaires attachées (interdiction de construire ou de reconstruire en zones « rouges », obligation de réaliser des travaux de mise en sécurité des habitations en zones « bleues ») peuvent se lire comme le signe du caractère illégitime de la présence des riverains dans ces zones.
C’est comme si les riverains étaient montrés du doigt pour habiter en zones inondables. Qu`ils deviennent en quelque sorte des délinquants. Une sorte de tribu d’indiens, les « Y-z’avaient-qu’à-pas-être-là ».
Et s`ils voulaient baisser les bras, vendre leurs biens pour se « délocaliser » leurs maisons sont invendables.
- Nous exigerons la transparence et consultation publique FORMALISEE du PRRi pour contribuer, amender et obtenir une juste indemnisation
- Nous demandons que soit appliquer le principe : Inondeur = Payeur
Devrions nous ? :
Accepter sans broncher le préjudice subi par des propriétaires de biens édifiés en application de réglementations définies par ceux-là même qui aujourd’hui modifient les règles ?
Accepter les responsabilités en cause dans la situation que les PPR prétendent traiter. La situation faite aux riverains est d’autant plus injuste qu’elle leur fait payer à eux le prix d’erreurs commises par d’autres.
Ce ne sont pas d’abord les riverains, qui ont manqué de « culture du risque », mais bien les responsables politiques et administratifs concernés.
…. Pas de morts mais des petites morts….
On nous prédit que le dossier relatif à une stratégie globale de prévention et de gestion des inondations restera incompréhensible pour la majorité d’entre vous, que vous n’êtes pas capables de comprendre, que le soufflé, autrement dit votre intérêt, retombera aussi vite qu’il était monté.
La vraie question pour notre association est de savoir si on n’arrive pas à une situation où, pour enterrer un problème les pouvoirs publics organiseront seulement un débat public, comme autrefois pour enterrer un problème, on créait une commission ?
La vraie difficulté pour les pouvoirs publics sera pourtant bien de trouver une réponse intelligente de participation orientée vers la décision juste. Il en va de leur crédibilité et du risque de provoquer un ras le bol irrépressible.
Alors encore une fois nous devons influencer et peser : des solutions existent, des élus seront motivés pour les mettre en applications, des gens sont prêts à faire avancer ces projets : il faut LES soutenir
Adhérer à TUCLI pour Restaurer notre cadre de vie dans le pays de l’Arbresle